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A la découverte d’Annesoza, photographe

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À l’occasion de la journée mondiale de la photographie, nous avons le plaisir de vous faire découvrir Annesoza. Membre actif de l’association Losange Noir dont nous vous avons parlé il y a quelque temps, nous vous la présentons aujourd’hui, car elle fait aussi parti de ces talents du Nord.

Qui es-tu Annesoza ?

Je m’appelle Anne-Sophie, j’ai 23 ans, je viens du Nord de la France, plus précisément du Denaisis. Je suis photographe et je fais partie de l’association Losange Noir depuis sa création en 2016. J’ai lancé mon site internet il y a quelques mois www.annesoza.com où sont répertoriés toutes mes photos et quelques récits qui les accompagnes. J’ai longtemps fait de la musique, et je me destinais à travailler dans cette industrie, je suis ingé son et musicienne de formation, mais depuis 4 ans la photographie et la vidéo ont pris une grande place dans ma vie.

Qu’est-ce qui t’a amené vers la photographie ?

C’est arrivé un peu par hasard à vrai dire. Je suis quelqu’un qui de base observe beaucoup et ne parle pas nécessairement. Quand j’avais 9 ans, il y avait une sorte d’atelier organisé par ma ville pour les jeunes pendant les vacances d’hiver, ma mère m’y a inscrite. Le but de cet atelier était de faire travailler en binôme un écrivain et un photographe pro, pour créer à la fin de la semaine un petit journal de 6 pages avec nos photos et nos textes. J’étais très stressée au début, car il fallait que j’écrive mes propres poèmes et que je les lisent devant tout le monde, et je déteste ça, quand j’étais jeune, j’étais extrêmement timide.

Quand le photographe est arrivé, ils nous a dit « Rangez vos cahiers et vos stylos, prenez vos manteaux, on sort. ». Il nous a expliqué ce qu’était vraiment la photographie, nous as donné des conseils de prise de vue et nous a fait découvrir pleins de techniques. À la fin de la semaine il nous a tous donné un appareil photo jetable (la bonne époque) et nous sommes partis dans mon village, avec comme seule indication : « Aujourd’hui, c’est votre tour. Ne me demandez rien, si une ambiance, un endroit, vous parez beau, photographiez-le. » Ça m’a vraiment marqué, on s’est mis à déambuler dans cette ville que je connaissais par cœur, mais que j’ai appris à voir autrement l’espace de 2 h 30.

À partir de ce moment, j’ai eu un tout autre regard sur ce qui m’entourait, comme un objectif permanent dans l’œil. Je ne me rappelle absolument plus de son nom, mais il a tout changé.

Quelles sont tes inspirations ?

J’adore le brut, le mouvement et l’émotion. J’adore photographier les gens sans qu’ils s’en aperçoivent, les expressions sont plus sincères et réelles. C’est drôle de voir leurs réactions quand je leur montre des clichés auxquels ils ne s’attendent pas. Les photos de concerts sont aussi un bon exercice, il faut être discrète même si c’est parfois compliqué, et capter LE moment où l’artiste est au max. Chaque concert est unique, ce sont des ambiances folles.
Je suis également une grande fan des photos urbaine, des lumières artificielles de rue. Mon environnement m’influence beaucoup, les paysages du Nord sont durs, abîmés par le temps, mais il y respire une joie folle que j’affectionne particulièrement.

Depuis quand fais-tu de la photographie ?

Je pense que je m’y suis vraiment mise quand j’avais environ 12 ans. J’adorai piquer l’appareil photo de ma mère ou de mon grand-père et faire des photos mon village, autour des lacs et dans les rues. Je me limitais beaucoup, j’avais peur de m’aventurer ailleurs, en quelques sortes, je ne voulais pas qu’on me voie faire des photos. Puis je rentrais à la maison et j’essayais de faire des “retouches” avec PhotoFiltre. À l’époque, j’avais l’impression que ça faisait professionnelle, c’est drôle d’y repenser avec le temps. C’était assez naze au final, mais j’ai appris beaucoup et je sais ce qu’il ne faut plus faire maintenant.
À partir de ce moment là je n’ai jamais vraiment lâché un appareil, mais depuis environ 2 ans, j’ai acheté mon propre matériel, avec de bons objectifs, un set qui me permet d’aller plus loin dans ce que je veux faire.

Ton meilleur shooting ?

Quasi toutes mes photos sont des one-shoot, j’aime que rien ne soit prévu. C’est compliqué d’isoler un shooting en particulier, mais si je devais choisir une série, je pense que ce serait des clichés pris lors du tournage d’un clip de Nico187 à Dunkerque cet hiver. On a tourné dans des paysages vraiment singulier, quasi hors du commun. Devant un bunker recouvert de miroirs sur la plage, des bâtiments à l’architecture à la limite du futuriste. C’était stimulant et super inspirant.

Parmi tes photos, si tu ne devais en retenir qu’une seule, peux-tu nous présenter ta photo préférée et nous raconter son histoire?

Je sais que la photo va faire rire les membres de Losange Noir, mais j’ai choisi une photo que j’ai prise lors d’un concert à Valenciennes. Elle a été prise juste derrière la scène au moment ou KillASon disait au revoir à Roméo Elvis à la fin du show. Ce sont 2 artistes que j’adore et que j’ai eu la chance de photographier ce soir là. Ils ont un physique tous les 2 assez atypiques, dont l’on reconnaît parfaitement les silhouettes derrière les projecteurs. Je trouvais cette photo parfaite, et pour la petite anecdote à l’arrière de cette photo, il y avait normalement l’un des membres de Losange Noir, Théo, et je l’ai totalement supprimé de la photo pour avoir le rendu que je voulais. C’est une histoire qu’on aime raconter autour de nous quand on montre cette photo. Il m’en veut toujours aujourd’hui, je le sais. Désolé Théo, mais j’étais obligé. Sans rancune mon pote.

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Qui sont les photographes qui t’inspirent ?

Je suis quelques photographes dans des univers très différents. Je ne sais pas si cela se reflète dans mon travail, mais ça me permet de découvrir de nouveaux aspects de la photo. J’adore l’univers de Sammi Swar, un Londonien qui travaille beaucoup le côté urbain/futuriste, et qui joue avec les bâtiments, miroirs, et les lumières artificielles. Ca m’inspire beaucoup. Pour le côté photos de concerts/hip hop, j’aime beaucoup ce que fait Elisa Parron, Flora Métayer et David Delaplace. Son livre “Le Visage du Rap” me donne genre 10 idées à la seconde. Et dans un univers plus différent, j’ai découvert récemment Anna Panchenko, une Ukrainienne qui fait un boulot monstre sur la texture et le ressenti des images.
Instagram : @sammiswar, @elisaparron, @flora_metayer, @delaplacedavid, @anya_panchenko

Quels matériels photo utilises-tu?

A l’heure actuelle j’utilise un Canon 70D et je jongle avec plusieurs objectifs : 10-18 mm f/4.5 – 5.6 IS STM, 18-200mm f/3.5 – 5.6 IS et un 24mm f/2.8 STM. Le tout cumulé à des accessoires annexes : pare-soleil, sangles de maintien, trépied, etc.

Le futur pour toi Annesoza ?

Je veux me consacrer à la photographie, le monde de la musique m’inspire beaucoup et j’adore l’ambiance qui y règne. J’aimerais également développer mon côté vidéo, faire des réalisations scénarisées, prendre des risques et travailler avec des artistes très différents. En parallèle, j’ai pour projet de partir en Pologne, retracer mes origines et photographier cette ambiance de l’Est si particulière qui est restée, sur certains aspects, bloqué dans le temps.

Pour l’occasion, Annesoza vous a préparé avec soin une wishlist d’idées cadeaux photographe avec du matériel de qualité.

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